RDC : Corruption et détournements institutionnalisés, Alerte Asbl exige l’implication du parlement pour sanctionner les auteurs

PEUPLE CONGOLAIS, LEVE-TOI POUR TA CAUSE

 

« Lèves-toi et prends courage, car c’est toi qui feras entrer ce peuple dans la terre promise » (Josué 1:2)

Il n’y a pas d’Etat sans Justice équitable. La République Démocratique du Congo est menacée dans son existence en tant que Nation, non seulement par les agressions militaires récurrentes des pays voisins, le Rwanda et l’Ouganda en l’occurrence qui sèment terreur et désolation dans la partie orientale de notre pays et dont nous avons le devoir collectif d’éradiquer à tout prix, les groupes instrumentalisés dans la partie occidentale et la crise socio-humanitaire causant l’exode forcé de nos populations au Centre, mais pire pourtant, par l’absence de la Justice, reconnue à juste titre, MALADE par le Premier d’entre les congolais, avec l’expression de notre profonde considération.

 

Le 30 juin 1960, ou l’histoire d’un espoir rompu de tout un peuple. Soixante-quatre ans après : Que reste-t-il de la souveraineté nationale telle que stipulée à l’article 5, section 2 de la Constitution de la République telle que modifiée à ce jour ; ou mieux, de la vision des Pères fondateurs sur le destin de notre pays ?

Abasourdi, le peuple congolais assiste impuissant à la déliquescence de la nation causée par l’absence d’une vision claire sur la matérialisation du destin prophétique de la RDC, aggravé par la piètre qualité et l’hypocrisie de l’élite nationale, l’inefficacité managériale dans tous les secteurs vitaux de l’Etat, la corruption institutionnalisée, la course effrénée à l’enrichissement illicite (du politique congolais indistinctement) comme défini par la Convention des Nations Unies contre la Corruption (CNUCC) et les lois du pays, la dilapidation systématique des ressources naturelles et financières du pays par une infime minorité de la population au pouvoir, péchant par l’inconsidération absolue de l’enseignant, infirmier, soldat, policier et autres agents publics de l’Etat, socle d’un Etat fort et prospère, quant à ses conditions de travail et celles de vie de ses dépendants ; sans parler du citoyen congolais dans l’ensemble qui, par Dieu, nanti d’incommensurables richesses du sol et du sous-sol notamment, mais qui, paradoxalement, vit dans une précarité hors-pair, inexplicable et injustifiable.

 

Conséquence : insécurité grandissante dans tout le pays, appauvrissement exponentiel des populations, état de famine généralisé dans un pays aux 80 millions des terres arables et aux ressources en eau des plus enviables.

 

Alors que le peuple congolais été contraint de commémorer dans la méditation et dans la tristesse, le 64ème anniversaire d’une indépendance dont, sans offense à ceux qui ont donné de leur vie pour y arriver, on a de plus en plus du mal à cerner et expliquer la quintessence aux générations montantes et à venir, à la stupéfaction générale, on apprenait la nouvelle angoissante et révoltante ; au mépris de toutes les règles républicaines de justice sauf en une République bananière, la sortie du pays de l’ancien Ministre des Finances du gouvernement ayant précédé celui en fonction en la personne de monsieur Nicolas KAZADI, interdit pourtant par un acte judiciaire en bonne et due forme, de quitter le sol congolais et la ville de Kinshasa pour des faits graves de détournements des fonds destinés aux projets d’amélioration du social des congolaises et des congolais. Alors que ses deux coaccusés, l’on ne sait plus dire pourquoi, croupiraient encore à la prison centrale de Makala.

 

Un ixième affront du régime en place au peuple congolais à l’instar du programme de cent jours du Chef de l’Etat, des projets Tshilejelu, route Kalamba-Mbuji, Fonds Covid-19, de dépassements budgétaitaires spectaculaires, dépenses non apparentes dans la reddition des comptes.

TROP C’EST TROP.

 

Le peuple congolais ne saurait tolérer davantage pareils actes qui aggravent sa souffrance et son désarroi, et accentuent son humiliation à la face du monde. Offusquée mais confiante, L’Alternative Laïcs Engage pour la Refondation Totale de l’Etat « ALERTE-RDC » recommande, en vue de sauver la Nation en péril ce qui suit :

A l’Assemblée Nationale

De fournir des clarifications à l’intention du peuple souverain dont il est l’émanation, sur la sortie de leur collègue et ancien Ministre des Finances, M. Nicolas KAZADI, pourtant frappé par une mesure judiciaire l’interdisant de quitter le sol congolais ; le Procureur Général près la Cour de Cassation ayant requis la levée des immunités parlementaires de ce dernier pour des faits graves de détournement lui reprochés, laquelle réquisition demeure, sauf erreur, lettre morte..

Au Ministre d’Etat, Ministre de la Justice

Sans préjudice aux recommandations faites au Chef de l’Etat, d’initier en y réservant le caractère prioritaire afin de sauver l’image de la justice congolaise dont il est le protecteur, la procédure de rapatriement d’urgence ou extradition forcée de l’ancien ministre des Finances afin qu’il réponde des actes lui reprochés devant la justice congolaise ;

Faute de quoi, exigeons sa démission pour non-respect ou sabordage de décision de justice par des tiers incontrôlables.

A l’Autorité judiciaire compétente, le Procureur Général près la Cour de Cassation

D’user de tout le pouvoir lui dévolue par la Constitution et les lois du pays pour faire respecter, sans interférence d’aucune sorte et d’où qu’elle vienne, pour assurer la crédibilité et garantir l’indépendance de notre justice, en exigeant le rapatriement sans délai de l’ancien Ministre de la Justice en déplacement à l’étranger au mépris de la décision judiciaire dont il fait l’objet pour des faits graves de détournement mis à sa charge.

 

A défaut de quoi, nous nous verrons en droit de lui demander de démissionner de ses fonctions pour laxisme.

Au Peuple congolais

D’éviter la distraction et la passivité ; de veiller sur la bonne gestion de ses Institutions, réclamer des comptes aux gouvernants en usant de ses prérogatives constitutionnelles ;

De se tenir prêt à répondre à l’appel de mobilisation générale pour sauvegarder sa souveraineté.

« restez vigilants, tenez ferme dans la foi, soyez courageux, fortifiez-vous ».

Au Président de la République et garant de la Nation

En sa qualité de Magistrat Suprême et de garant du bon fonctionnement des Institutions de la République, d’appliquer la rigueur afin de restaurer la confiance populaire en la justice, par lui reconnue, MALADE.

 

D’initier en urgence, vu la nécessité, une assise de réflexion sous la conduite de la société civile et les organes de contrôle dont l’IGF, Cour de Compte, APLC et Ministère de la Justice, sur la lutte contre la corruption et les détournements des fonds publics devenus endémiques.

 

TKM