Affaire Gloria Sengha : l’ACAJ brise le silence et dénonce une détention arbitraire

 

C’est depuis le 17 mai dernier que la jeune activiste de la société civile congolaise , Gloria Sengha Panda Shala, est détenue, à Kinshasa, par les services de sécurité. Elle a été arrêtée ce jour-là, avec un de ses compagnons de lutte, au sortir d’une réunion de la structure « Tolembi pasi », en vue du lancement d’une campagne contre la vie chère en RDC.

Face au traitement réservé à Gloria Sengha et à son compagnon d’infortune, Robert Bunda Mangubu, l’association Congolaise pour l’accès à la Justice (ACAJ), par la voix de sa coordinatrice Adjointe, Me Josephine Mbela, a dénoncé la réapparition des pratiques décriées du passé.

 

« L’ACAJ juge cela arbitraire. On constate que les pratiques d’antan sont en train de revenir en force. C’est pour ça que nous avons jugé bon de dénoncer cela, tout en demandant à ce qu’elle puisse être soit transférée devant le juge compétent ou soit libérée, parce que la détenir serait violer les dispositions de la constitution.

Nous apprenons d’ailleurs qu’elle n’a pas accès à son Conseil, qu’elle n’est pas en contact avec les membres de sa famille et aussi qu’elle a besoin des soins médicaux, même d’avoir accès à un médecin.

Elle est donc détenue dans des conditions inhumaines », a-t-elle fustigé.

 

Et Me Joséphine Mbela ne s’explique pas pourquoi les autorités congolaises martyrisent Gloria Sengha, alors que cette jeune activiste n’a fait que dénoncé tout haut la misère sociale que vit au quotidien la population congolaise.

 

« Aujourd’hui, l’ACAJ a décidé de briser le silence. Nous, nous voyons comment les prix sont en train de grimper sur le marché, le Président de la République, lui-même, l’a reconnu. La population vit comme des mendiants et il y a un grand écart, un grand fossé qui s’est créé entre les autorités politiques et la population.

On se demande est-ce que cette détention cacherait un règlement des comptes ? Gloria Sengha a tout simplement dit tout haut ce que les gens pensent et ne peuvent pas le dire. C’est pour cela que nous demandons sa libération. », a martelé la Coordinatrice Adjointe de cette organisation de défense des droits de l’homme, fondée par Me Georges Kapiamba.

Il faut espérer que les autorités compétentes vont écouter la recommandation de l’Association Congolaise pour l’accès à la Justice et libérer Gloria Sengha et son compagnon d’infortune.

 

JR MOKOLO