Assemblée nationale : Jacques Djoli propose un partenariat pour la transparence et la redevabilité citoyenne permanente

C’est le samedi 15 juin 2024 que l’Assemblée nationale a clôturé sa session ordinaire de mars, qui n’a que moins de trois semaines. Et au lendemain de la cérémonie de clôture, le Rapporteur de la Chambre basse du Parlement, l’honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli, a fait le point sur le déroulement de cette session parlementaire, tout en revenant sur certaines questions d’actualité liées à cette chambre législative.

 

En premier lieu, il a dressé un bilan satisfaisant de cette session constitutionnelle, qui a été entamée très en retard, à cause de la session inaugurale, qui a pris énormément du temps, avant la mise en place du bureau définitif de l’Assemblée nationale.

« Sur base de l’agenda des travaux parlementaires, prévus du 28 mai au 15 juin 2024, nous avons abordé presque toutes les questions mais il y a d’autres questions qui sont encore en processus. Il s’agit notamment de la question de la mise en place des commissions permanentes.

Nous ne disposions que de 10 à 15 jours pour aborder toutes les questions prévues pour cette session de mars.

Il fallait d’abord mettre en place les groupes parlementaires, qui sont des unités politiques, mettre en place des commissions permanentes thématiques, qui sont des unités de travail opérationnelles, et ensuite aborder des questions particulières, telles que l’adoption du budget de l’Assemblée nationale, et il y avait sur la table la question du réquisitoire du Procureur Général. Il fallait ensuite valider les députés et surtout nous avions un grand défi, celui d’investir le Gouvernement de la République, qui passe par l’adoption ou l’approbation de son programme d’actions et de son investiture.

En résumé, c’est pour moi un sentiment de satisfaction, parce que nous avons réussi le pari et les députés sont allés en vacances, après avoir vidé toutes ces questions », s’est félicité le Professeur Jacques Djoli, qui n’a pas manqué d’évoquer les perspectives d’avenir pour la chambre basse du Parlement où, selon lui, le débat parlementaire doit être recentré sur la nécessité d’assoir le pacte citoyen.

 

« J’invite les honorables députés nationaux à recentrer le débat parlementaire sur la nécessité d’asseoir le pacte citoyen sur les missions du parlementaire, en tant que représentant d’un peuple qui attend que le Gouvernement de la République réalise le programme d’actions pour lequel il a été investi, à savoir: la sécurité et le retour de la paix ; la stabilité monétaire ; la création d’emplois, bref, les six défis à relever prioritairement lors de ce second mandat du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et pour lequel le Gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a promis de mobiliser 92 milliards de dollars américains », a-t-il insisté.

 

Alors que l’actuel bureau de l’Assemblée nationale, sous la houlette de Vital Kamerhe, s’est donné notamment comme mission de réhabiliter le député national dans son honneur, une certaine presse et des organisations de la société civile de la RDC (dont le CREFEDEL) s’amusent à trainer l’Assemblée nationale dans la boue, en faisant circuler des folles rumeurs sur un prétendu monnayage du vote des députés nationaux lors de l’investiture de la nouvelle équipe gouvernementale et en balançant des chiffres fantaisistes sur les émoluments des députés nationaux.

Des rumeurs que le Professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli a catégoriquement rejeté.

 

« Je dois vous avouer que la dernière sortie de cette ONG nous a laissée un peu perplexe, parce que dire qu’un député a eu droit à 30.000$, juste pour investir le gouvernement (ce qui fait 14 millions de dollars américains), nous avons trouvé ça un peu osé. Et le bureau m’a chargé, en tant que responsable de la communication et Porte-parole de l’Assemblée nationale, d’entrer en contact avec cette ONG. J’ai fait cette démarche, dans un souci d’asseoir la transparence, la redevabilité, parce que nous sommes une institution représentative la plus légitime du peuple. A part le Chef de l’État, qui est élu au suffrage universel avec la République comme circonscription unique, nous, nous avons un mandat national que nous tirons directement du peuple.

Vouloir casser le lien entre le peuple et les députés, c’est briser le lien de la cohérence institutionnelle. Et nous, nous avons le devoir vis-à-vis de la société civile, vis-à-vis de la presse, d’être les plus transparents possibles. Et c’est ça le credo du nouveau bureau », a-t-il martelé.

 

Pour l’Honorable Jacques Djoli, « l’Assemblée nationale va désormais établir avec la presse et les ONG un partenariat pour la transparence de la vie publique, au nom du droit d’accès à l’information, conformément à l’article 24 de la constitution. Le Parlement étant la maison du peuple », a-t-il rassuré.

 

Et le Rapporteur de la chambre basse du Parlement a tenu à préciser que, contrairement aux mauvaises langues, le président Vital Kamerhe avait rencontré les députés par regroupements politiques pour essayer de convaincre les uns et les autres sur la nécessité d’investir ce Gouvernement, parce que le peuple n’avait que trop attendu.

Donc, il y a un grand travail de pédagogie politique qui a été fait par le Président Vital Kamerhe pour que les députés assument leur responsabilité vis-à-vis de la nation et investissent le Gouvernement. Il n’y avait donc aucune motivation financière derrière cette démarche.

 

Et concernant la polémique sur les émoluments des députés nationaux, qui est une question périphérique à ses yeux, l’honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli a confirmé les chiffres avancés par le Président de l’Assemblée nationale donné ce que touche, à savoir qu’aujourd’hui, le député national congolais a droit à 14 millions de Francs congolais, soit l’équivalent de 5.000 dollars américains.

Le débat est donc clos !

 

JR Mokolo