RDC : Me Pathy Lendo plaide pour l’application de la peine de mort contre les auteurs d’actes de corruption et détournement des deniers publics

Tout en saluant la levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort contre les traîtres à la République, Me Pathy-Joseph Lendo pense que cette peine capitale doit également être appliquée aux auteurs des actes de corruption et de détournement des deniers publics.

 

« Moi, je suis pour qu’on étende la peine de mort, avec expropriation des biens du coupable à hauteur de l’indû, contre tout détournement, toute corruption ou concussion.

Et l’infraction de détournement des deniers publics doit être imprescriptible.

La possibilité pour l’Etat victime de poursuivre au civil, afin d’obtenir réparation équitable et juste, les ayants droit comme autres héritiers, post mortem de l’agent public, suivant l’entendement du code de l’agent de l’État, coupable, doit également être insérée dans le corpus du droit positif congolais », a-t-il indiqué dans un entretien qu’il nous a accordé, au sujet de la série des malversations financières enregistrées ces derniers temps dans plusieurs institutions de l’État de la RDC.

 

Car, estime-t-il, détourner les deniers publics au moment où le pays et le Chef de l’État sont appelés à relever des défis immenses, surtout d’ordre sécuritaire et social, serait ni plus ni moins trahir la République et déconstruire la confiance que le Chef de l’État place en chacun d’entre les agents ou mandataires publics; et l’armée sans moyen au front ne devient qu’épouvantail pour un pays aussi convoité qu’est le nôtre »….

 

Enfin, toujours à ce sujet, Me Pathy-Joseph Lendo prie le ciel de ses Nkulu d’armer davantage, tant spirituellement que moralement, le premier d’entre tous les citoyens contre des auteurs de la traîtrise sous toutes ses formes.

 

Ancien magistrat et avocat de profession, Pathy-Joseph Lendo a également donné de la voix en ce qui concerne la lutte contre les violences basees sur le genre. A ce sujet, il a notamment préconisé le renforcement des sanctions pénales contre les auteurs de violence conjugale et de harcèlement sexuel dans les institutions de l’État.

 

« Les coups et blessures dans le mariage ou en couple doit servir de cause d’aggravation, et punissable comme infraction d’au moins 5 ans de servitude penale principale. Voilà le combat pour lequel je soutiens les femmes méritocrates (juristes).

Tout cas de harcellement sexuel dans les institutions publiques au sens large (bureau de l’Etat, école, université, hôpital, entreprise, établissement, couloir public, la rue, le marché, le navire ou avion, etc) doit être punissable sévèrement, avec privation de droit à tout autre mandat public, pendant au moins 3 ans. Il doit être punissable d’au moins 5 ans, avec possibilité de prendre en compte les aggravations dues au statut personnel du coupable », a-t-il suggéré.

 

Pour ce chantre de la meritocratie, pour mener sa mission au sommet de l’Etat, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a besoin des congolais patriotes et non des flargoneurs qui passent leur temps à chanter sa louange, pour leur positionnement personnel.

 

« Prions aussi pour défaire tout lien négatif ou maléfique, voire cette forme d’envoûtement collectif, qui nous conduit à nous détourner tous de ce qui construit l’Etat, la patrie et la République. Car, la venue du Président Félix-Antoine Tshisekedi est en elle-même un défi de l’histoire dans le processus de remise sur les rails de notre nous collectif dont le train connut plusieurs déraillements ou la déroute.

Ce faisant, le mentor de la méritocratie, ce combat, mieux ‘cette philosophie politique qui vise à mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut’ et qui pour cela, ne s’appuie que sur les valeurs réelles d’un chacun, sa propension à faire élever la République suivant une certaine échelle des valeurs intrinsèques qu’il incarne, ne jure que sur la sanction comme culture de gouvernance, positive pour les méritocrates, et négative à l’encontre des médiocrates visibles ou sournois », a-t-il conclut.

 

JR.MOKOLO