Élections des Sénateurs et des Gouverneurs en RDC : les graves révélations du candidat Sénateur Jean-Marie Beya !

C’est un secret de polichinelle que les dernières élections des Sénateurs et des Gouverneurs, tenues le 29 avril 2024 à travers la République Démocratique du Congo, ont été émaillées des actes de corruption et d’achat de conscience. En effet, certains candidats ont corrompu des députés provinciaux pour être élus. Comme l’a dénoncé Jean-Marie Beya, Président du parti politique « Congo Uni, Congo Fort » et candidat Sénateur dans la province du Kasaï central, qui était l’invité du magazine « Rendez-vous des Auditeurs » sur Radio Liberté Kinshasa (RALIK). Dans son intervention, cet acteur politique a déclare avoir été approché par des grands électeurs pour verser un pot-de-vin.

 

« Lors des élections sénatoriales, telles qu’elles se sont déroulées à différents endroits, tous les candidats ne cessent de témoigner au sujet de la corruption avérée qu’on a constaté. Moi-même, j’ai été victime des propositions de corruption, et même d’autres candidats. Et comme cela était contraire à mon éducation et aux valeurs que j’incarne, je ne pouvais pas accepter cela », a-t-il dénoncé, tout en témoignant sur la manière dont la corruption a été pratiquée, particulièrement dans le Kasaï central.

 

« Ce jour-là, certains grands électeurs nous proposaient, à nous les candidats, qu’on leur payent jusqu’à 80 milles dollars en échange de leur vote. Et il y a des candidats un peu partout, dans toutes les régions du pays, qui ont fait face à cette situation. Et cela a été constaté même ici à Kinshasa où les services de sécurité ont intercepté des véhicules neufs non-immatriculésque des candidats ont mis à la disposition des députés provinciaux.

Donc, cette corruption gangrène vraiment notre classe politique. Et une fois que le corrupteur et le corrompu sont au pouvoir, que peut attendre le peuple ? », s’est-il interrogé.

 

Pour mettre fin à cette pratique illicite de la corruption, Jean-Marie Beya promet d’initier une proposition de loi pour supprimer les émoluments des élus du peuple, à travers la loi dite zéro salaire.

 

« Aujourd’hui, je suis en train de proposer une loi que j’appelle loi salaire zéro pour les législatives, c’est-à-dire les candidats députés. Nous proposons, pour les élections de 2028 et même dans le futur, que le candidat député, le candidat aux législatives et aux sénatoriales, une fois élu, ne puisse pas percevoir un salaire mais qu’il puisse juste avoir des indemnités de leurs fonctions. Nous proposons le salaire zéro pour combattre la corruption », a expliqué le numéro un du parti « Congo Uni Congo Fort ».

 

JR MOKOLO