RDC: Jean-Marie Kalonji veut voir des panafricanistes au sein du Gouvernement Judith Suminwa Tuluka

 

Par Nénette Fwamba

 

Jean-Marie Kalonji activiste pacifiste des droits de l’homme au sein du mouvement citoyen Bataillon Front Populaire Article 64.

 

Dans sa dernière sortie médiatique, cet activiste prie le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, de bien vouloir aligner la situation actuelle que traverse la République Démocratique du Congo sur les exigences du Panafricanisme. Il a jalonné sa proposition sur son voeu de voir le pays ensemble avec d’autres États africains faire bloc contre les agresseurs de la RDC sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la partie Est du pays.

 

 »La situation à l’Est est très complexe et ça exige une collaboration entre le gouvernement congolais, les défenseurs de droits de l’homme et les panafricanistes », a-t-il suggéré.

 

Il a félicite en même temps le Chef de l’État pour son choix porté sur Madame Judith Tuluka dont il a reconnu les compétences, vu à la fois son cursus académique, son parcours professionnel et ses compétences qui lui ont valu de travailler, entre autres, au PNUD, avant d’intégrer plus tard le Gouvernement comme Ministre du Plan.

 

Jean-Marie Kalonji propose à Madame le Premier ministre d’entendre le même son de cloche qu’il a fait retentir au Chef de l’État, c’est-à-dire de marier, elle aussi, sa politique gouvernementale à la culture panafricaniste.

 »Chaque État du monde a sa politique et la politique de chaque pays est alimentée par une politique mondiale qui est elle-même alimentée par celle de grandes puissances ».

 

Pour cet activiste du Bataillon Front Populaire, cela ne permet pas aux économies des pays africains, qui ne maîtrisent pas les arcanes de cette politique mondiale, de voler de leurs propres ailes.

 

 »On ne peut pas se dire politique lorsque on ne maîtrise pas la politique mondiale », a-t-il souligné.

Foi sur ses propos, il faut aux pays d’Afrique un modèle économique purement d’origine africaine. Il faut donc pour cela, faut-il le dire en termes clairs, des panafricanistes au sein des gouvernements africains, cas de la RDC.

Au Programme des Nations Unies pour le Développement ci-haut évoqué, il propose qu’il accepte, lui aussi, de se faire accompagner de la politique panafricaniste.  »Ce qui lui permettra de mieux faire développer l’Afrique », a-t-il rassuré.

 

Dans l’ordre d’idées suivant, il s’est déclaré contre un quelconque dialogue entre le gouvernement congolais et les rebelles. Il n’a pas oublié de souffler au Chef de l’État l’idée d’être prudent au regard de la confiance qu’il a placée dans les Wazalendu.

 

 »Cette collaboration avec les miliciens, ça affaiblit le pays et ça risque de coûter cher au Chef de l’État, car ils peuvent avoir leur plan B que personne ne connaît », a-t-il fait une mise en garde.

Une autre mise en garde, c’est celle qu’il a faite en rapport avec les gens qui sont dans l’entourage du Chef de l’État.

 

 »Ces gens qui entourent le Chef de l’État sont mal intentionnés ; ils sont en train de l’amener dans le cadre de la conservation du pouvoir et ils le mettent en difficultés ».

 

Jean-Marie Kalonji appelle Félix-Antoine Tshisekedi à la raison et au volontarisme politique. il le prie de bien vouloir se comporter aussi en militant, s’il veut vraiment faire changer les choses en vue d’un meilleur futur de la République Démocratique du Congo.

 

Au peuple congolais, il demande de devoir fermement s’attacher à leur conscience d’appartenir à la RDC, en vue de sa libération de la mains de nos ennemis.

 »Aucune force n’est plus forte que le peuple », mot de l’activiste des Droits de l’homme avant de chuter avec sa parole d’honneur :

 

 »Nous sommes là à la fois pour occasionner le changement et pour garantir l’avenir du pays ».

 

Pour rappel, le Panafricanisme est un mouvement politique et culturel qui considère l’Afrique, les africains, et leurs descendants nés en dehors de l’Afrique, comme un seul ensemble qui vise à régénérer et à unifier l’Afrique ainsi qu’à encourager un sentiment de solidarité entre toutes les populations d’origine africaine.