RDC: Les Femmes de Pakadjuma, un livre signé Ange Kasongo

Les femmes de Pakadjuma est un livre de 127 pages que son auteur, Ange Kasongo, journaliste agencière, a écrit après deux mois d’immersion dans un quartier atypique de la ville de Kinshasa, dont voilà le nom sur la première de couverture.

L’ouvrage est une réedition premièrement lancée en 2019 et cette fois-ci (2024) aux éditions Mlimani, une maison d’édition située à Goma et que coordonne madame Carine Lubanda.

Il est subdivisé en six chapitre et a pour personnage central une certaine Ophélie, fille d’un papa algérien, en séjour à Kinshasa, et d’une femme  »pute » congolaise.

La jeune fille a vu le jour et vécu dans ce coin de Kinshasa, construit à base de toutes sortes de matériaux de récupération, jusqu’à l’âge de 7 ans.

En France, précisément dans une banlieue de Lille, où elle a été amenée par ses parents, et où elle travaille comme Assistante sociale, l’dée, 20 ans plus tard, de retourner revoir son quartier natal ne cesse de bouillonner dans sa tête.

Avec son bagage d’A.S. acquis en Europe, la revoici à Pakadjuma, à l’âge de 27 ans pour, dit-elle, venir à la rescousse de cette population abandonnée à son triste sort.

 »Les Femmes de Pakadjuma » a l’air d’être une autobiographie un peu aux approches comparatives entre la jungle de Calais, où elle preste là-bas à Lille, en qualité d’Assistante sociale, en faveur des immigrants, et son fameux quartier Pakadjuma qui l’a vue naître et grandir.

Il est donc question dans cet ouvrage d’une quête identitaire.

Ange Kasongo, pour mieux relater son histoire aux allures autobiographiques, a choisi d’utiliser comme genre d’écriture, le journalisme narratif.

C’est selon que, à l’en croire, son intérêt, bien qu’étant en partie une fiction, s’inscrit à la fois dans le réel et dans l’actualité.

Ange Kasongo veut à travers ce livre briser les clichés et les stéréotypes qui prévalent dans ce quartier de Kinshasa jeté socio-politiquement dans un total désintéressement.

Ange Kasongo est une journaliste agencière, comme dit ci-haut, vivant à Kinshasa. Son travail, avec Reuters, Unicef, Internews et autres, a porté Essentiellement sur l’exploitation et les abus sexuels durant la riposte ebola, la démocratie, l’animation communautaire et les élections présidentielles.

Elle est en plus auteur d’un essai publié sur la vie politique et la démocratie congolaises à l’heure des réseaux sociaux, des fake news et de la manipulation, intitulé  »Balobaki », l’ équivalant en Lingala de :  »On a dit »

Nenette FWAMBA