CSW68: À New-York, Mireille Masangu déclare que la guerre est un véritable frein au développement de la femme et des communautés congolaises

« Les hommes devraient se libérer de leur traumatisme qui les pousse à enclencher un environnement hostile au développement et à l’épanouissement de la femme et de la jeune fille. D’où le combat que mène le Président de la République, Félix Tshisekedi, Champion de la Masculinité Positive », à déclaré Mireille Masangu Bibi Muloko.

La ministre du Genre, Familles et Enfant, Mireille Bibi Masangu Muloko a pris part à la 68ème session des Nations-Unies sur le statut de la femme du 11 au 22 mars à New-York sous le thème : « investir en faveur des femmes : accélérer le rythme ».

Prenant la parole en ce mercredi 13 mars 2024, la patronne du genre en RDC Mireille Bibi Masangu Muloko a axée son discours à la situation sécuritaire dans la partie Est du pays où les femmes et filles déplacées de guerre peuvent aussi devenir les véritables actrices du changement en rétablissant la paix dans cette partie qui vit les affres de la guerre.

 » Madame la Présidente, Distingués Membres du Bureau, Je remercie très sincèrement la Commission de la Condition de la Femme en faisant miennes les déclarations des différentes Commissions Economiques Régionales dont la RDC est Membre.
Au nom de la République Démocratique du Congo et de son Président, Son Excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, je salue chaleureusement Madame la Présidente ainsi que les Distingués Membres du Bureau de la présente Session. Je vous félicite pour la direction des travaux de ce jour et pour m’avoir accordé la parole du haut de cette Tribune « , a dit d’entrée son Excellence Mireille Masangu Bibi Muloko et d’ajouter dans son allocution :

 » Je voudrais vous faire part de certaines réalisations accomplies par la République Démocratique du Congo pour l’égalité des sexes et l’Autonomisation des Femmes et des filles par la lutte contre la pauvreté, le renforcement des institutions et le financement qui tiennent compte des questions du Genre.

Madame la Présidente, Distinguées Membres du Bureau
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, s’inscrivant dans la dynamique du thème prioritaire proposé par les Nations Unies, s’est engagée dans le cadre de l’Autonomisation de la Femme et de la Jeune Fille à Accroitre les ressources nécessaires. C’est pourquoi, il a mis en place, en collaboration avec les Partenaires, un vaste programme qui lutte contre la pauvreté, renforce des Institutions particulièrement celles dirigées par les femmes et les Jeunes dans une perspective d’égalité entre les hommes et les femmes, à savoir le Programme d’Appui au Développement des Micros, Petites et Moyennes Entreprises, PADMPME dont le montant s’élève à 100 Millions de dollars Américains.
En outre, ce programme sert non seulement à booster l’économie informelle dans laquelle évolue souvent la plupart des femmes, mais aussi et surtout à la formaliser pour une Gouvernance inclusive.
Cette politique a l’avantage d’organiser les femmes en structures et en filières pour leur permettre de bien capter les financements dont elles ont besoin pour leur projet d’investissement et lutter efficacement contre la pauvreté.
Par ailleurs, le Projet « TRANSFORME » qui découle du programme ci-haut cité, offre des opportunités aux femmes congolaises d’accéder aux capitaux, bien que maigres devant leur permettre de transformer leurs produits afin de les rendre commercialisables et pouvoir prétendre entrer dans la Zone du libre Echange Continentale Africaine, ZELCAF, avec des marchés et des Services.
Madame la Présidente, Distinguées Membres du Bureau,
Dans l’autonomisation de la Femme et de la Jeune Fille, il y a un chapitre dont on parle le moins. Il s’agit de l’hygiène de la femme et de la jeune fille particulièrement lors des menstrues qui l’exposent à des maladies infectieuses qui peuvent l’empêcher de s’épanouir. La RDC a l’honneur de s’y engager et invite tous les bailleurs des fonds à la soutenir.
En ce qui concerne le renforcement des institutions et les financements qui tiennent compte de la dimension genre, le Ministère du Genre, Famille et Enfant, en collaboration avec toutes les Organisations de la Société Civile, mène et continue sans relâche un plaidoyer auprès des Institutions publiques et privées afin d’intégrer la dimension genre dans leur budgétisation.
Madame la Présidente, Distinguées Membres du Bureau
Pour terminer, on ne peut pas vaincre la pauvreté, lorsque la femme reste toujours considérée comme Victime, sujet à la solidarité plutôt que d’être Actrice à part entière de développement. D’autre part, aussi longtemps que les hommes ne seront pas engagés dans le changement des mentalités et de comportement à l’égard de la femme, à travers la Masculinité Positive, il faudra encore compter plusieurs années de lutte.
C’est ici l’occasion de le dire. Dans aucune Nation du monde, la guerre n’a développé les communautés. Au contraire, elle a contribué à accentuer le sous-développement. Je plaide pour la restauration de la paix et le rétablissement de l’intégrité territoriale de mon pays, la RDC, afin de permettre aux femmes et filles déplacées des conflits de l’Est de la République Démocratique du Congo, notre pays, de devenir elles aussi véritables actrices de développement. Aussi aider les filles qui ont abandonné l’école en suspendant la fréquentation des cours pour se mettre à l’abri et ainsi éviter de s’exposer aux viols et violences de renouer avec leur destin que leur confère la formation « , a conclut la patronne du genre en RDC.

Les femmes du monde entier et organisations féminines œuvrant pour l’émergence de la femme se sont donc réunies au siège des Nations-Unies à New-York pour plaider sur les conditions de la femme et la voix de la République Démocratique du Congo a été portée par son excellence Mireille Bibi Masangu Muloko sur la crise qui sévit dans la partie Est de la RDC où la femme, symbole du développement est victime de toutes sortes de violences.

La rédaction