Commune de N’djili : un congolais de la diaspora sème le bordel au sein du conseil communal

Un mois seulement après l’installation des conseillers communaux sur toute l’étendue de la République, rien ne semble marcher au sein du conseil communal de la commune de N’djili. Pour cause, dans cette municipalité de la ville-province de Kinshasa, le bureau d’âge que dirige la doyenne Charlotte Mufuta ntumba fait face aux pressions d’un certain Diyambuka Dikusenga Dolphins, un congolais de la diaspora vivant au Canada, élu conseiller communal de N’djili, qui ambitionne de devenir bourgmestre de cette municipalité, comme il ne cesse de le raconter à longueur des journées.

A peine arrivé à Kinshasa et n’ayant pas assisté à toutes les séances plénières organisées, ce conseiller communal atypique s’est permis d’écrire des lettres, au nom de tous les conseillers (sans les consulter) afin de saisir l’administration communale de N’djili pour des besoins personnels. Et pourtant, cette prérogative relève de la présidente du bureau d’âge, en attendant la mise du bureau definitif.

Selon nos sources, le conseiller Diyambuka Dikusenga Dolphins revendique déjà un salaire, des frais de fonctionnement, des frais de mission, un véhicule de fonction et tant d’autres avantages auprès de l’administration communale de N’djili. Une attitude qui a indigné le bureau ainsi que tous les autres conseillers, qui ont fustigé le comportement affiché par ce congolais de la diaspora, qui a pris une initiative qui est en déphasage avec les réalités locales de la RDC. Et si l’on y prend garde, cette situation risque de créer un malaise au sein du conseil communal de N’djili et de diviser les conseillers.

Alors que le conseil communal de N’djili a un bureau qui est censé prendre tous les engagements au nom de l’institution, certains conseillers déplorent le fait que Dolphins Diyambuka Dikusenga se prend pour un super conseiller qui connait tout et que la présidente du bureau d’âge n’a rien à dire devant ce congolais de la diaspora. En plus, Diyambuka Dikusenga Dolphins, qui n’a même pas géré une avenue, veut diriger la commune de N’djili avec un comportement dictatorial et conflictuel. Il déclare officiellement avoir mis en jeu une enveloppe consistante qu’il a ramenée du Canada pour corrompre les conseillers afin qu’il soit élu bourgmestre. Il risque de déchanter, car les conseillers communaux de N’djili ne sont pas achetables avec les billets verts.
« Il est incapable de gérer ces deux femmes au Canada et ces nombreuses copines à Kinshasa. Voilà comment il veut semer la confusion au sein d’une institution censée mettre de l’ordre dans une municipalité. On ne confie pas la gestion des vaches à une personne qui n’a jamais géré une basse cour. Il a semé la division et la confusion dans une institution chargée de mettre de l’ordre », a dit un conseiller communal qui a requis l’anonymat.

Pour empêcher que le conseil communal de N’djili ne tombe dans le chaos, à cause de l’excès de zèle de ce conseiller communal atypique, qui profite de l’incompétence et du manque de charisme de la présidente du bureau d’âge, certains analystes pensent que le ministère de l’intérieur décentralisation sécurité et affaires coutumière devrait prendre des dispositions qui s’imposent pour la formation des conseillers communaux qui jusqu’à présent ne savent pas exactement ce qu’ils doivent faire comme travail, alors que la constitution n’a laissé aucune zone d’ombre à ce sujet. D’autant plus que le cas du conseil communal de N’djili n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, parce que des problèmes similaires existent dans presque toutes les communes de la ville de Kinshasa, voire de toute la RDC. Mieux vaut prévenir que guérir, dit-on.

JRM