Nord et Sud Kivu : Dignité Humaine ASBL annonce la fin du projet de prévention et prise en charge psychosociale des VBG à base communautaire

Les résultats du projet de prévention et de prise en charge psychosociale des violences basées sur le genre à base communautaire au Sud-Kivu et Nord-Kivu ont été présentés jeudi 8 février 2024 à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, par une association partenaire du Gouvernement, au cours d’un atelier.

 » Aujourd’hui, nous avons présenté les résultats obtenus pendant la mise en œuvre de notre projet qui a duré une année après des enquêtes, des actions menées sur le terrain auprès des communautés dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu », a déclaré Mme Élodie Ntamuzinda, président du Conseil d’Administration de la Dignité Humaine ASBL.

Elle a remercié tous les partenaires dont GIZ BACKUP Santé pour son accompagnement sans faille dans la réalisation de ce programme ambitieux.

Mme Ntamuzinda a , à cette occasion, appelé le gouvernement congolais à s’approprier des résultats de ce projet pour une meilleure prise en charge psychosociale des victimes de violences basées sur le genre.

Ce projet, a-t-elle dit, a eu comme objectif global de contribuer à l’amélioration de la prise en charge holistique des victimes de violences sexuelles, d’améliorer le travail en complémentarité des intervenants sur les violences basées sur le genre pour offrir des services adéquats.

La coordonnatrice de l’association a rappelé que plusieurs activités ont été organisées dans l’exécution de ce projet et aussi des actions menées dans les 14 zones de santé. A cela s’ajoutent plus d’une dizaine des réunions préparatoires et techniques.

Approché par l’ACP, M. Oswald Muhemeri, consultant/programme VBG au sein de la Dignité humaine, a déploré des cas des violences sexuelles à répétition dans cette partie du pays .

Il a demandé au gouvernement de renforcer l’armée régulière pour assurer la protection des civils et aux partenaires de soutenir des structures qui luttent contre ce fléau.

De son côté, Me Musau Josué, coordonnateur de la Dignité humaine au Sud-Kivu, a appelé le gouvernement à s’impliquer dans la matérialisation des résultats obtenus suite aux collectes des données recueillies après un travail fourni.

Il a exprimé le regret de voir les violences basées sur le genre prendre de propension inquiétante dans cette partie du pays.

Ce projet piloté par
Dignité humaine ASBL a été lancé en juin 2022.

Il a été exécuté dans les provinces du Sud-Kivu et Nord-Kivu et orienté dans les 14 zones de santé.

Cette activité a connu la présence remarquée de la représentante de la ministre du Genre, Odette Zikudieka, des partenaires potentiels notamment la police, l’armée, Onu-Femmes, Monusco et tant d’autres structures actives de la société civile.