MIBA : Un canard boiteux « nécessite une autopsie rapide, une thérapie adaptée et une restauration générale » (Thierry Kasongo Muyumba) 

 

LA MIBA N’A NI NIVELEUSE, NI BENNE, NI AUTRES ENGINS POUR LE TRANSPORT DU PERSONNEL. UN CONSTAT DU JOURNALISTE. CETTE SOCIÉTÉ NÉCESSITE UNE AUTOPSIE ET THÉRAPIE POLITIQUE, TECHNOLOGIQUE ET MANAGERIALE : L’ESPOIR, C’EST AVEC LA FERME VOLONTÉ DU CHEF DE L’ÉTAT FELIX-ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO

 

À l’issue d’une visite physique au polygone Minier le mardi 10 octobre 2023, le Conseil d’Administration sous JC OKOTO a fait un constat sans appel. Sur le lieu au polygone de la MIBA, les matériels vétustes sont totalement à l’arrêt, le personnel quasi-inexistant et de la broussaille qui gagne du terrain suite à l’inactivité dans ce carré minier.

 

Sous une canicule infernale, le nouveau Conseil d’Administration est parti du Massif 1, plus grande réserve de la MIBA, en passant par BAKWANGA, NLK, la laverie, la poudrière et bien d’autres sites où l’arrêt des activités était total. Partout, ils étaient asphyxiés par l’inexistence du matériel de travail et l’insuffisance du personnel et surtout, aucune jeep pickup pour déplacer les travailleurs qui devront faire les pieds chaque jour, plus de 10 km, aller – retour, entre la maison et le polygone.

 

Accompagné du directeur technique de la MIBA qui expliquait en détail le fonctionnement de chacune des machines, le Conseil d’Administration de la MIBA a intériorisé les causes de l’arrêt des activités et malgré ce constat amer, leur conviction de relancer les activités n’a pas du tout ébranlée.

 

« Tous croient à la ferme volonté du Président de la République Démocratique du Congo, Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui tient à la relance de la MIBA » a dit Jean Charles Okoto Lolakombe. Selon lui, la MIBA est récupérable.

 

Le trio PCA Jean Charles Okoto Lolakombe, André Kabanda Nkana et Hubert Kazadi Mabika est déterminé à relever le défis et cela, d’ici 3 mois.

 

La bonne nouvelle étant la réserve minière qui n’est pas épuisée, le nouveau Conseil d’Administration de la MIBA décide d’entrer en contact avec des partenaires potentiels et autres firmes intéressées pour la relance rapide de ce poumon économique devenu, canal boiteux.

 

Pour l’instant, il faut des moyens nécessaires, un recrutement des jeunes techniciens, un recyclage des vieux routiers, l’appui en engins et autres matériels. Entre-temps, il faut recourir aux partenaires et firmes qui disposent des engins adaptés.

 

Sur ce, le Conseil d’Administration de cette entreprise Minière s’est battu pour obtenir un mois de paiement d’arriérés de salaires pour les agents, question de les motiver à reprendre du travail en vue de relancer la production du diamant, la MIBA étant une société commerciale.

 

Sur la boucle de Dibindi, une présence chinoise est constatée par le comité qui exige sur le champ des explications idoines.

 

Fort des explications du Directeur Technique et de différents experts trouvés sur le site, le nouveau Directeur Général demeure confiant qu’il n’y a pas de magie à opérer, seul le travail acharné sera la clé de la relance de la manière de BAKWANGA.

 

Le 15 octobre 2023, une équipe des journalistes kinois font le tour à la cité MIBA, le constat est amer. Les écoles sans pupitres ni craies, des hôpitaux sans médicaments et les routes en état de délabrement très avancées. Des maisons presque vides car tous les mobiliers ont été vendus, des toilettes et douches inexistantes etc, le tableau est sombre. Par où, la nouvelle équipe dirigeante va commencer ?

 

Il sied de rappeler que cette visite a commencé par une causerie morale entre le PCA JC OKOTO est la brigade minière, gage de la sécurité du site MIBA face aux clandestins qui parfois, s’amènent bien armés. Il s’agissait de les remotiver avec les nouvelles directives du travail et de leur présenter la nouvelle équipe dirigeante à laquelle ils devront obéir.

 

Rédaction