Kwango: 26 ans après les massacres de Kenge, les filles et fils de cette province se souviennent des morts planifiées par le régime Mobutu

05 mai 1997, 05 mai 2023, celà totalise effectivement 26 ans, Jour pour jour depuis que la ville de kenge, dans la province de Kwango a était victime des massacres injustes de ses filles et fils, infligés par le régime dictatorial du maréchal Mobutu. C’était une bataille planifiée en complicité avec certains politiciens de cette contrée, les proches de Mobutu pour témoigner leur attachement envers lui. Les habitants de kenge commémorent en ce jour du 5 mai, la date du 5 mai 1997, en cette date plusieurs fils et filles de cette ville sont morts par balles et baillonnetes des militaires de la garde présidentielle du régime dictatorial du Maréchal Mobutu, roi du Zaïre.

Selon les informations révélées par François Soudan du jeune Afrique et France 24, du 4 au 6 mai 1997, le dernier carré des défenseurs de Kinshasa croyais au miracle, sur l’avancée triomphale de l’AFDL, qui était à 300 km à l’est de la capitale, entre les villes de Kenge et de Kikwit, l’irrésistible avancée de AFDL est brusquement stoppée par les forces loyalistes. Si l’on accepte que les combats de Lubumbashi,en février, lorsqu’un bataillon de la DSP sous les ordres du général Mulamba avait tenté en vain de s’opposer aux troupes de Kabila.

Kenge fut la seule vraie bataille de la guerre où trois Mille hommes de l’ UNITA, avec leurs généraux accompagnés de près de deux mille soldats de la DSP, commandés par les colonels Likasi et Tendayo, s’accrochent aux rives de la rivière Inzia : l’affaire était devenue sérieuse, c’est ainsi que le général Mahele a pris les choses en main, à sa façon. Le chef d’état major s’était rendu en hélicoptère sur le front et avait donné l’ordre aux troupes de décrocher. Les éléments mbaka(son ethnie) de la DSP et de la 31 brigade obéissent, tandis que les autres militaires refusent.Il y avait des coups de feu. Mahele bloque alors les approvisionnements en rations et munitions, c’est comme ça, qu’il avait indiqué aux kabilistes , qu’ un appui des détachements Angolais, Rwandais et Ougandais, comme moyen de contourner le verrou par le sud, via la proche de la cité de popokabaka, Menacés d’ encercler, les troupes régulières répliquerent en désordre. Les hommes de l’Unita regagnent leur maquis en Angolais, celles de la DSP rentrent à Kinshasa, les autres se dirigerent vers Kitona, dans le bas Zaïre, où les colonels Diru et samba songeaient à organiser un éphémère foyer de résistance. Désormais la capitale est offerte.Ceux qui ont refusé les ordres de Mahele, sur le point de la dispersion vers Kinshasa et bas Zaïre , Ils commencent à exécuter les jeunes habitants innocents de Kenge. En recevant l’ordre venant de la capitale,sous prétexte qu’Ils ont haï Mobutu au profit de Laurent Désiré Kabila.

C’est de cette manière que les choses se sont passées à Kienge, la dernière ville stratégique qui pouvait empêcher l’entrée des forces de l’AFDL à Kinshasa. Les morts de Kenge ont été causées par les forces de Mobutu, qui étaient en colère contre la trahison du Général Mahele.

 

LM