Contrat chinois : la SICOMINES renvoit la responsabilité de la surfacturation à l’ACGT

L’Ambassadeur de la République de Chine en RDC et la secrétaire du Conseil d’administration de la Sicomines ont tenu une conférence de presse, le vendredi 24 mars 2023 à Kinshasa, sur le contrat minier conclu entre la RDC et la Chine.

 

Selon la SICOMINES, le contrat minier sino-congolais a fait bénéficier à l’Etat congolais 43 infrastructures et ce, selon le cahier de charge.

 

Pour la secrétaire du Conseil d’administration de la SICOMINES, Diao Yings, les infrastructures listées dans l’annexe de la convention de 2008, dont la trentaine d’hôpitaux, les 3.000 kilomètres de chemins de fer, la réhabilitation des aéroports de Kavumu et de Goma n’étaient qu’un chapelet d’intentions.

 

« Les projets présentés par le gouvernement congolais ultérieurement ne sont pas forcément des projets dans cette liste, qui est en tant que tel une liste à titre indicatif. Donc, les projets réalisés par la SICOMINES ne sont pas forcément des projets se trouvant sur cette liste », a-t-elle indiqué.

La SICOMINES et les parties prenantes se disent ouvertes au dialogue pour trouver des solutions d’optimisation du contrat minier entre la RDC et les entreprises chinoises.

 

Pour la partie chinoise, il est normal qu’il y ait des contentieux mais qui doivent se régler via des solutions amicales pour l’intérêt des deux parties.

 

Elle déplore cependant toute la campagne médiatique sur cette affaire qui, selon elle, ne profite pas aux parties.

 

La SICOMINES estime que l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) devra répondre à la question relative à la surfacturation des travaux.

 

Pour sa part, l’ambassadeur chinois en poste en RDC, Zhu Jing, a estimé que ce contrat n’est pas gagnant-perdant, comme l’atteste l’Inspection Générale des Finances (IGF) mais plutôt gagnant-gagnant, au regard des données dont dispose la partie chinoise.

 

« Les entreprises chinoises n’ont pas le droit de dire tel ou tel projet d’infrastructures sera réalisé… Tous les projets d’infrastructures sont décidés et proposés par le Gouvernement congolais. La liste dont il est question ( NDLR la trentaine d’hôpitaux, les 3.000 kilomètres de chemin de fer, la Réhabilitation des aéroports de Kavumu,) n’est pas une liste d’engagements mais plutôt un pool de projets que le Gouvernement congolais envisage de faire », a precisé le diplomate chinois.

 

LRN