Kinshasa : Les fossoyeurs du cimetière de Kintambo profanent les anciennes tombes, pour les revendre

La pratique est déplorable au cimetière de Kintambo, où l’on assiste à des tombes vides ou introuvables, tombeaux fondus ou disparus, bref, La liste des profanations est longue au cimetière kintambo. Les fossoyeurs de ce cimetière se paient le lux de vider les anciennes tombes, en brûlant les restes des morts, pour revendre les mêmes tombes, aux nouveaux cas de décès.

 

Cette pratique inquiète plusieurs familles qui sont passées, ce 1 août au cimetière kintambo, aux lieux de repos de leurs membres de famille, amis et connaissances ayant quitté la vie. Beaucoup d’entre eux sont rentrés déçus, sans trouver les tombes et tombeaux pour les leurs, comme le confirme Elise victime de cette pratique, venue depuis le matin au cimetière pour chercher la tombe de sa mère, qu’elle n’a pas pu trouver, après de longs moments de recherche , <<je suis ici depuis le matin j’ai beau chercher la tombe de ma mère, je ne l’ai pas trouvée voilà il est presque 13heures , mais je me rends compte que ce ça était en cet endroit devant moi.>> Confirme t-elle. Et de poursuivre <<j’ai des photos dans mon téléphone, il y a même des repères pour ne pas me perdre, certes c’est la tombe de ma mère qu’on a renouvelé pour revendre à d’autres personnes>>

 

La pratique de profaner des tombes et des tombeaux au cimetière kintambo date de longtemps. Toutes les années les familles qui viennent honorer leurs chers perdus, vivent cette réalité mais pour cette année c’est encore pire ».

 

Après les plaintes de cette femme, c’est le tour d’un autre monsieur de confirmer,  » cette pratique ne date pas d’aujourd’hui cela se fait chaque fois, mais pour cette année c’est vraiment en excès.moi qui vous parle la tombe de mon frère ça c’est la dixième année, mais voilà ils ont extrait tous les restes et ils l’on renouvelée. Je ne peux pas oublier la tombe de mon frère puisque chaque année je viens ici.>> a déploré junior kimona

 

D’autres personnes

trouvées sur le lieu attribuent cette situation par l’absence des places, où il faut enterrer les nouveaux décès. Le cimetière kintambo est déjà saturé, on ne fait que superposer les cercueils. C’est plus la responsabilité de l’État notamment des autorités de l’hôtel de Ville qui doivent prendre des mesures strictes pour ne plus enterrer, disent ces victimes, qui ont passé toute la journée sans apercevoir les tombes de leurs

 

Par ailleurs, les victimes souhaitent voir ce cimetière fermé parce que les fossoyeurs crachent sur les mémoires des morts.

 

Dadi kitoko