Prince Epenge: « LAMUKA sollicite les bons offices de la MONUSCO pour éviter le chaos électoral en 2023

Une vive controverse est observée depuis plusieurs semaines dans le processus de réforme de la loi électorale au niveau de l’Assemblée nationale. Après l’opposition incarnée par le FCC et la Coalition LAMUKA, c’était le tour des membres du G13, initiateurs de cette proposition de loi, de boycotter la plénière au cours de laquelle leur texte était examiné. Une situation qui n’a pas laissé indifférente la Coalition LAMUKA qui, par la voix d’un de ses portes-parole, Prince Epenge, accuse l’Union Sacrée de la Nation de planifier la fraude électorale pour les prochaines élections prévues en 2023.

 

« La coalition LAMUKA comprend et partage la frustration, l’indignation et la colère des députés membres du G13, qui ont quitté la plénière de l’Assemblée nationale relative à l’examen de leur proposition de la loi électorale.

LAMUKA avait prévenu que rien de bon ne sortira de cette Assemblée nationale où les députés de l’Union Sacrée, la soit-disante majorité, est frappée par la mentalité des troupeaux.

Nous savions que l’Union Sacrée allait détourner le sens de cette proposition de loi électorale pour la tailler à la mesure de Monsieur Félix Tshilombo. Ce qui devait arriver est arrivé. Toutes les 18 innovations de la proposition de loi électorale du G13 ont été rejetées, notamment l’obligation faite à la CENI de publier les résultats des élections bureau de vote par bureau de vote ; l’obligation faite à la CENI de numériser les PV des bureaux de vote et de les publier immédiatement sur son site internet ; l’obligation faite aux candidats de ne pas avoir comme suppléants des tantes, des cousins, des copines, des femmes et des enfants ; l’obligation faite aux candidats de ne pas distribuer de l’argent aux électeurs », a-t-il fustigé.

 

Et pour le Président national du parti politique ADD.Congo, la Coalition LAMUKA en appelle à l’implication de la Monusco, en tant que médiateur, pour dégager un consensus politique dans un cadre extrainstitutionnel afin de garantir la crédibilité des prochaines élections.

 

« La coalition LAMUKA exige un consensus entre toutes les parties prenantes en dehors du Parlement. Nous en appelons à Madame Bintou Keita, la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies au Congo, d’anticiper et de faire les bons offices avant que le chaos n’arrive. Parce que notre peuple n’acceptera jamais que l’Union Sacrée puisse planifier la tricherie, et par conséquent, le chaos en 2023 », a martelé Prince Epenge, sur un ton ferme.


JR MOKOLO