Kinshasa : Les femmes de la Cie Tshilongelu d’arts engagées à rédorer l’image de la danse traditionnelle

Ce n’est que la réalité qui se palpe du doigt depuis un moment. La danse traditionnelle fait peau neuve grâce au dévouement aux femmes artistes qui composent la Cie Tshilongelu d’arts.

 

Elles se font remarquer sans vergogne de par leurs prestations croustillantes qu’elles livrent dans la majeure partie des évènements d’envergure qui s’organisent dans la ville-province de Kinshasa, capitale de la RD-Congo.

 

Le dernier en date est leur spectacle intitulé « Voyage Mboka na Mboka » livrés pour le compte de la 11e édition du Festival international de danse Me Ya Be, respectivement à la soirée d’ouverture, le 22 avril 2022, à l’Institut Français de Kinshasa et dans les rues de la commune de Kasa-vubu, le 28 avril 2022. A cela s’ajoute leur participation, le 24 avril 2022, au concert de Micheline Shabani et Thomas Lokofe, à la salle Panorama du Fleuve Congo Hôtel où elles ont joué leur spectacle « Mbonda ya Congo pona Yesu ».

 

Rien ne s’arrête à mi-chemin de leur agenda prévu pour cette année. Elles vont s’afficher, du 22 au 29 juin prochain, qu festival de 18 Montagnes, dans la ville de Man en Côte. Et elles vont poursuivre leur périple au Grand Bandundu où elles vont livrer un spectacle, au mois de juillet prochain, dans le cadre du Festival de Masimanimba.

 

Se confiant à votre rédaction, M. Miles Djuma Ousmane, opérateur culturel et manager, se dit fier de travailler ensemble avec ces femmes remplies de talents, question de leur accompagner dans tout ce qu’elles entreprennent dans le secteur de la danse traditionnelle.

 

« Accompagner ces femmes avec tous leurs talents me rendent fier comme jamais auparavant, c’est depuis plus de 5 ans que j’exerce ce métier auprès d’artistes mais il n’a fallu que quelques mois avec elles pour sue j’en sois finalement satisfait. Je me retrouve dans un univers merveilleux avec Tshilongelu », a-t-il affirmé.

 

Dans le déroulé de leur spectacle, on s’imprègne toujours de chants traditionnels et de splendides chorégraphies qu’elles offrent à leur public. Il faut y ajouter leur démarche artistique qui consiste en la promotion de l’art de la percussion et aller dans la conquête du monde, pour y découvrir des instruments de percussion, en échange des instruments traditionnels qu’elles savent déjà manipuler avec plein d’ardeur.

 

Rappelons par ailleurs que, créé en 2016, Tshilongelu (ndlr, tiré du Luba, école, formation, encadrement et toutes ses nuances, en français) est une compagnie de musique de percussions initiée par l’artiste Moïse Panzu, directeur artistique du groupe.

 

La rédaction