Gratien IRACAN : « l’Assemblée nationale n’est pas une Sous-traitance de la Présidence de la République et le Président Mboso n’est pas au-dessus de tous les autres élus du peuple »

Un malaise couve au sein de l’Assemblée nationale où la gestion de cette institution de la République par Christophe Mboso est de plus en plus décriée par ses collègues députés nationaux. C’est le cas du Collectif de députés nationaux de 26 provinces (C26) qui fustige les méthodes dictatoriales imposées par le Speaker de la Chambre basse du Parlement, une institution censée être le temple de la démocratie. Bien au contraire, Christophe Mboso est en train d’y installer la « démocrature », c’est-a-dire, une dictature camouflée en démocratie. C’est ce qu’a dit le député national Gratien de Saint Nicolas Iracan, Coordonnateur du C26, dans un entretien accordé à notre rédaction.

Tout en appelant Christophe Mboso à remmettre de l’ordre au sein de leur institution, cet élu de Bunia rappelle au Président du Bureau de la Chance basse du Parlement que l’Assemblée nationale n’est pas un sous-ensemble des autres institutions de la République.

 

« Nous, les députés nationaux, membré du C26 nous demandons à notre collègue Christophe Mboso de remettre de l’ordre au sein de notre institution parce que l’Assemblée nationale n’est pas une Sous-traitance de la Présidence de la République. Notre institution doit savoir se faire respecter, parce qu’il y a le principe de séparation des pouvoirs. Nous avons quatre institutions, à savoir, le Président de la République, le Parlement, le Gouvernement, les Cours et tribunaux.

Le Président de la République est le Chef de l’État et Coordonne toutes les institutions mais il n’est pas le Chef du Parlement ou de l’Assemblée nationale. Le Président de l’Assemblée nationale est député national comme tout autre élu. Il n’est pas le Chef des députés nationaux, il n’est pas Chef de l’Assemblée nationale…

…On doit tirer cette affaire au clair. D’autant plus qu’on est en train d’assister à une confusion : L’institution Parlement n’est plus respectée », a-t-il martelé.

 

Le Coordonnateur de C26, Gratien de Saint Nicolas Iracan rappelle également que le député national est libre d’exprimer son point de vue, au non du caractère impératif du mandat parlementaire.

 

« Le député reste maître de ses opinions et de ses appartenances politiques. On l’a vu même à travers l’arrêt de la Cour Constitutionnelle qui a été rendu, conformément à l’article 101 qui dit que tout mandat impératif est nul. Nous devons le retenir parce que cela porte préjudice aujourd’hui aux députés.

Les députés sont insultés, violentés, outragés, même arrêtés sans motif valable. Les députés ne sont plus respectés.

Je pense qu’il faut trouver finalement une solution définitive à cela.

Ainsi, nous disons aujourd’hui que le mandat que le député exerce appartient à la nation et son exercice ne peut être que libre. Il n’y a donc aucun intermédiaire entre lui et la nation. Ainsi, c’est la règle de nullité du mandat impératif qui donne lieu à celle de la liberté d’exercice du mandat Parlementaire. Et cela c’était à travers même l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 15 décembre 2020 », a-t-il soutenu.

 

JR.MOKOLO