Kinshasa : La Coordonnatrice de l’ONG LIFID, Régine Mbombo en campagne de sensibilisation contre le VIH-SIDA

Par JR MOKOLO

Le 1er décembre de chaque année, le monde entier commémore la journée de lutte contre le VIH-SIDA. C’est dans ce cadre que notre Rédaction a eu un entretien avec Madame Régine Mbombo, Coordinatrice de l’ONG Ligue des Filles et Femmes Instruites pour le Développement (LIFID), qui œuvre également dans le domaine de la lutte contre cette pandémie, qui semble être négligée ces derniers temps au profit de la riposte contre le Covid-19.

 

Dans un premier temps, Régine Mbombo revient sur les activités menées par son organisation en marge de cette journée dédiée au VIH-SIDA.

 

 » Le 1er décembre, c’est la journée mondiale de lutte contre le VIH-SIDA et tous le mois de décembre est consacré à la lutte contre cette maladie. Et pendant ce mois, nos filles ne vont pas se reposer. Elles mènent une campagne de porte-à-porte pour sensibiliser et faire comprendre à notre population que le Sida est une réalité et nous devons prendre des précautions pour s’en prémunir. Pendant cette campagne, nous communiquons sur les modes de contamination et de prévention. Nous devons nous tenir debout pour lutter contre ce fléau. C’est vraiment une guerre froide. Et cette guerre, pour la terminer, il faut que toi tu t’engages et que moi aussi je m’engage, que nous nous levons pour éradiquer ce fléau », a-t-elle indiqué.

 

Par ailleurs, Régine Mbombo fait le point sur la manière dont la population réagit par rapport à cette campagne de menée par la LiIFID.

 

« Nous constatons que la population a très peur du VIH -SIDA. Mais plutôt que d’avoir peur, nous l’exhortons à s’engager dans la lutte contre cette maladie, tout en recourant aux différents modes de prévention.

Et permettez moi d’abord de rappeler les modes de transmission de la maladie. En effet, il existe trois modes de transmission du VIH-SIDA:

Primo, par la voie sexuelle, lorsqu’on a des rapports sexuels avec une personne atteinte du VIH ;

Secundo, par la voie sanguine, à travers notamment la transfusion d’un sang contaminé ou l’usage d’objets tranchants utilisés par une personne malade et Tertio, par le mode périnatal, de mère à l’enfant, à travers la grossesse ou pendant l’accouchement », a-t-elle rappelé.

 

Et la Coordinatrice de la Ligue des Filles et Femmes Instruites pour le Développement est également revenue sur les quatres moyens de prévention du SIDA.

« Il y a quatre lettres A-B-C-D dans la prévention contre cette pandémie :

A, c’est l’abstinence ;

B, c’est la Bonne fidélité : Nous devons être fidèles envers nos partenaires ;

C, c’est l’usage du Condom pour nous protéger et

D, c’est le Dépistage volontaire pour connaître son état sérologique.

Et lors de nos campagnes de sensibilisation, on s’est rendu compte que la population recourent beaucoup plus aux condoms pour se prémunir contre le VIH SIDA », a souligné Régine Mbombo.

 

Pour ce qui est de la prise en charge de la maladie, la Coordinatrice de la LIFID souligne que « le SIDA ne tue pas en un jour. Grâce aux antirétroviraux, un malade du Sida peut vivre très longtemps (10 ou 15 ans) après avoir été atteint. Mais la malaria peut t’attaquer et te tuer en trois jours. N’ayons donc pas peur de nous faire dépister », a-t-elle rassurée.

Enfin, Régine Mbombo lance ce message à la population au sujet du VIH-SIDA.

« La population doit prendre l’engagement de se faire dépister chaque trois mois. Il faut se faire dépister régulièrement pour se protéger et protéger les autres. Nous devons nous faire dépister pour connaître notre état sérologique et prendre des précautions.

Et nous devons également aimer les personnes vivant avec le VIH. Ce sont nos frères et sœurs. Ce n’est pas en se promenant avec eux, en les touchant, ou en mangeant avec eux que nous aurons le SIDA. Ils ont besoin de notre amour pour vivre longtemps », a plaidé la Coordinatrice de la LIFID.