Mandat contre le Président du CALCC : Me Hervé Diakiese fustige la criminalisation des actions citoyennes

Par JR MOKOLO

Le Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques et le Ministère des Laïcs Protestants dénoncent le mandat de comparution adressé au Président du CALCC, Jean-Bosco Lalo, par le Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa Gombe.

Pour le porte-parole de ces deux organisations qui mènent des actions citoyennes, Me Hervé Diakiese, fustige le muselement des libertés fondamentales des citoyens congolais par le recours à des pratiques d’une époque révolue.

 

« Nous pensons, avec tristesse, que c’est une manœuvre d’intimidation d’une époque dépassée qui vise à criminaliser les revendications citoyennes, qui sont des droits constitutionnels. Il n’y a aucune coïncidence entre ce mandat qui surgit aujourd’hui et la réponse spontanée de la population d’aller manifester son mécontentement contre la désignation au forceps de Denis Kadima, qui est contesté par l’ensemble des personnes qui veulent une Ceni neutre ».

 

Et Me Hervé Diakiese de rappeler que « cette manœuvre procède d’une logique qui avait déjà prévalu lors des entretiens avec le Gouverneur de la ville de Kinshasa, qui avait voulu faire signer à Jean-Bosco Lalo et à Jeff Pambi un document d’endossement de l’ensemble de risque de dégâts qui pouvaient survenir lors de l’organisation d’une marche. Un document dont la légalité est totalement contestable et dont le caractère arbitraire est avéré. Ce document avait été refusé.

Et on se rend bien compte que c’est le début d’un processus de criminalidation des actions citoyennes », a-t-il déploré.

 

Et le Porte-voix du Comité Laïc de Coordination ne s’explique pas que les autorités provinciales de Kinshasa posent aujourd’hui la question de l’existence légale du CALCC et du MILAPRO alors qu’elles ont eu des séances de travail avec ces mêmes organisations, avant la tenue de la marche organisée par les Forces Sociales et politiques, le 13 novembre dernier.

 

« La marche du 13 novembre, si elle avait eu lieu, c’était sur demande du CALCC et MILAPRO. En ce moment là, le Gouverneur de Kinshasa n’a pas posé la question de leur existence juridique. Ce qui est un faux problème », s’est insurgé Me Hervé.

 

Il faut noter enfin que, selon Le Hervé Diakiese, la comparution devant le Parquet de Grande Instance de Kinshasa-Gombe de Jean-Bosco Lalo, Président du CALCC, est envoyée à une date à déterminer ultérieurement.