« Logiciel Pegasus utilisé par le Rwanda pour espionner l’ITURI » :  Jean Bamanisa dénonce la menace et reconnaît l’apport du Chef de l’État

« Logiciel Pegasus utilisé par le Rwanda pour espionner l’ITURI » :  Jean Bamanisa dénonce la menace et reconnaît l’apport du Chef de l’État

Des révélations tombent. Certaines personnalités ont été espionnées sur base d’un logiciel intelligent en vue de déstabiliser certaines provinces notamment l’Ituri, le Nord et Sud-Kivu. C’est le cas de Pegasus qui est un logiciel espion qui permet tout simplement de connaître le contenu d’un téléphone, Messages, e-mails, photos… En effet, il s’agit d’un logiciel conçu par la société israélienne NSO Group et vendu exclusivement aux États. 

Selon des révélations portées par un consortium de 17 grands médias internationaux de l’Interntional des journalistes, Organized Crime and Corruption Reporting Project – (OCCRP).

Les numéros du président Français Emmanuel Macron et des congolais, notamment Lambert Mende ancien porte-parole du gouvernement congolais et Albert Yuma, président de la Fédération des Entreprises du Congo ont été repris dans la listes des personnalités espionnées par le gouvernement rwandais. Cet espionnage aurait lieu durant la crise précédent les élections de 2018 en RDC.

Les journalistes du Consortium OCCRP ont également trouvé un numéro appartenant à Jean Bamanisa Saïdi, Gouverneur honoraire de la province de l’Ituri. Une situation qui inquiète les autorités de la République Démocratique du Congo.

L’Ituri s’est distinguée dans les différents conflits d’ordre local mais certainement avec les aides des puissances des groupes d’influences sécuritaires et économiques.

Depuis 2017, les conflits avaient repris entre le groupe CODECO envers la communauté Hema et des milliers de personnes massacrés, ainsi que plusieurs dizaines d’éléments des forces de sécurités RDCongolaises.

A l’avènement de Jean Bamanisa comme gouverneur en Avril 2019, les masques ont commencés à tomber et le CODECO et ses dirigeants étaient tous connus grâce au travail de fouille du gouvernement Jean Bamanisa et des services de renseignements locaux.

L’Ituri a connu un grand nombre d’officiers des FARDC de souche dites rwandophone, et les ménaces des ADF et du CODECO qui s’infiltraient en Ouganda tout comme en RDC dans la région de Mahagi, poussaient l’Ouganda de solliciter l’envoi de ses troupes. Pendant ce temps, le Rwanda s’opposait à toute présence ougandaise en Ituri.

Les deux pays ont entretenus durant les conflits de l’Est entre 1998 et 2004, des relations de soutiens à différents groupes armés en RDC. Il ne sera pas étonnant de savoir que certains leaders de ces groupes armés continuaient de solliciter les aides à ces voisins.

Un autre groupe armé né en 2019, le FPIC a ses ramifications avec un ancien candidat à la présidentielle de 2018 du Parti CUC, il réside et circule dans ces pays de l’Est. Ce groupe cherche à reprendre les terres minières occupées par la SOKIMO et MGM, ce qui représenteraient des atouts considérables, et convoitées par les voisins. Les enjeux des conflits de l’Ituri ne sont pas encore clairement définis, malgré les efforts de pacification civiles et militaires, les groupes armés continuent d’opérer, fort des quantités d’armes dépassant les 10.000 qui circulent dans la région. Toutes les occasions sont donc bonnes pour créer l’instabilité.

Quelques jours avant son départ pour Kinshasa et à la veille de l’Etat de Siège en Ituri, un groupe de 14 assaillants proches du FPIC avaient été arrêtés aux alentours de la résidence du gouverneur Jean Bamanisa et condamnés à 10 ans de servitude pénal. Ils avaient avoués que leur mission était d’attenter à la vie du gouverneur.

Jean Bamanisa vient de dénoncer la menace des groupes d’influences sécuritaires. Une occasion pour lui, de reconnaître l’implication du commandant suprême et chef des forces armées et de la police, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui tient à mettre fin aux bruits des bottes.

Alors qui visent le chaos en Ituri , tant au niveau local que extérieur ?
Un autre des objectifs du gouverneur Jean Bamanisa depuis la Province Orientale puis en Ituri, était de tracer les minerais congolais dont l’Or et de le raffiner localement. Sa stratégie était d’uniformiser la fiscalité afin de rendre attractif en RDC l’exploitation et la transformation des produits tel l’Or, le bois, le cacao, … tandis que les pays voisins continuent d’installer ces unités de transformation du coltan, de l’or, du bois, du café, du cacao.

Des enjeux existent bel et bien avec les pays voisins, et il est constaté que ces derniers détiennent plus d’information et de planification que les congolais eux même.

Les gouvernements provinciaux de l’Est sont ils assez soutenus par leur gouvernement central ? Les services de sécurité et de renseignements congolais sont ils aux mêmes niveaux que ceux des pays voisins qui continuent de louvoyer les richesses et les espaces de la RDC ?

TKM